Dans un contexte de mondialisation culturelle et de transformations sociales rapides, le patrimoine culturel immatériel en Afrique subit une érosion progressive, notamment dans les milieux urbains. À Lubumbashi, les pratiques orales, chants et contes traditionnels connaissent une perte de visibilité face aux médias modernes. Cet article examine le rôle du chant MasangaNjiya de Jean Bosco Mwenda comme instrument de valorisation culturelle et de transmission identitaire. À partir d’une enquête menée auprès de 80 personnes, l’étude met en lumière les mécanismes de patrimonialisation, les perceptions sociales et les enjeux de durabilité culturelle. Les résultats montrent que ce chant agit comme vecteur de mémoire, de transmission des savoirs et de cohésion sociale, tout en révélant la nécessité d’un appui institutionnel et éducatif pour renforcer sa pérennité.



